correspondances

vertiges

Les spectacles de la compagnie Gaëlle Lebert-Vagu’Only

Musique, Théâtre et Image

Je crois à l’espace vide, pur, esthétique, mental, où tout se passe au présent, sous nos yeux. Je crois au trouble. Celui des acteurs qui jouent à faire semblant avec leurs vrais corps, qui se touchent pour de vrai. Celui des spectateurs, actifs dans l’interprétation de la surface, dans la constitution du mensonge. J’aime l’accident qui perturbe les acteurs et accrédite la fable aux yeux des spectateurs. Je crois à la porosité des corps et des esprits. Et au théâtre le corps est une surface symbolique et poétique comme une autre. Je crois à la puissance de l’image. Je crois que le désir et la poésie circulent d’un corps à l’autre. Je crois à la convocation de l’invisible et à la vérité de la chair. J’y crois encore plus fort au théâtre. Je crois que c’est le lieu où tout se mélange pour ne jamais mourir. Et quand le personnage incarne l’histoire puis en ressort, la regarde et se montre regardant, comme à côté du spectateur, je crois que le théâtre est là, vibrant de chair et réfléchissant comme un miroir.

Gaëlle Lebert